« Pourquoi la folie? | Page d'accueil | Sur les traces de la nouvelle ville.. »
13.01.2008
Pourquoi la folie?
Dans son article, Fifi abou Dib journaliste dans le célébrissime L’orient le jour (al orioun), dépeint le contexte in situ que traverse le Liban depuis déjà Trois ans et bien plus. La métaphore du Liban assimilé à « une poule décapitée, ce pays qui court dans tous les sens et sans savoir où il et, il y va très vite » signifie elle le retour du spectre de la guerre civile. On se souvient tous de ces combats fratricides entre phratries, clans, et autre (tayfi’at). Déjà à l’époque on avait du mal à classer les belligérants dans des camps distincts. A cette difficulté propre au jeu politique complexe libanais s’ajoutent le machiavélisme des nations étrangères comme la Syrie de ce « vieux loup » d’Assad ou la France ancien Etat mandataire durant la première partie du 20eme siècle se rappelant de sa vieille mission de protection des chrétiens orientaux. Aujourd’hui, encore ce pays qui devait être le poumon du monde arabe en matière de renaissance politico culturo économique opte vers le chaos dont personne ne peut imaginer ! A qui profite le crime ? Ni les mouvements du 8 Mars ni le celui du 14 Mars ne sortiront grandi de cet interminable bras de fer ! Abou !Dib parle indubitablement de deux peuples irréconciliables. « Aucune des deux partis ne pourrait ni convaincre l’autre, ni lui imposer sa vision, ni préposer un point de vue » Le peuple libanais demeure le seul perdant de cette tragédie écrite et jouée par des acteurs dont on ne connaît pas le maitre des marionnettes. Quand on finira-on avec les tueries, qui ne s’arrêtent pas. Ce cycle de violence doit cesser, il est intolérable de voir les mêmes images de mort, les mêmes discours, les vociférations les mêmes femmes et hommes meurtris dans leurs corps. « Au douzième assassinat, il n’ya plus de larmes pour pleurer. Trop de mort tue la mort. » Amis du Liban, pays de mes ancêtres arrêtez cette folie ! Epargnez les vies, faites que le destin des Hommes s’accomplissent… Pour moi le Liban c’est Khalil Gibran :
« Votre Liban est un gouvernement aux nombreux tentacules.
Mon Liban est une hauteur calme et révérée, entre mers et plaines, comme le poète à mi-chemin entre Création et Éternité.
Votre Liban est la cautèle du renard quand il rencontre la hyène et que celle-ci trame de son côté contre le loup.
Mon Liban est nourri de souvenirs qui m'évoquent les refrains des jeunes filles les nuits de pleine lune et les chansons des enfants entre l'aire de battage et le pressoir à vin.
Votre Liban est un échiquier où s'affrontent dirigeants religieux et militaires
Mon Liban est un temple que je visite en esprit, quand mon regard se lasse de cette civilisation qui n'avance que sur des roues.
Votre Liban est à la fois l'homme qui paie un tribut et celui qui le perçoit.
Mon Liban est un seul homme, allongé, la tête reposant sur ses bras à l'ombre d'un cèdre, qui ne pense à rien d'autre qu'à Dieu et à la lumière du soleil.
Votre Liban vit de navires marchands et de commerce.
Mon Liban est une pensée lointaine, un désir ardent et une parole noble que la terre chuchote à l'oreille de l'univers.
Votre Liban n'est fait que de mercantis, d'ouvriers et de patrons.
Mon Liban demeure dans la vaillance de la jeunesse, la force de la maturité et la sagesse de la vieillesse.
Votre Liban est constitué de délégations et de comités.
Mon Liban est fait de veillées l'hiver auprès de l'âtre dans la maison, nimbées de la majesté des tempêtes et ornées par la pureté de la neige.
Votre Liban est un pays de communautés religieuses et de partis politiques.
Mon Liban est composé de jeunes hommes qui gravissent les flancs montagneux et courent avec les ruisseaux.
Votre Liban est un pays de discours et de querelles.
Mon Liban est fait du gazouillis des merles, du frissonnement des chênes et des peupliers, et de l'écho des flûtes dans les grottes et les cavernes."
00:15 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
















Commentaires
Liban, Carthage , les merles qui gazouillent...
Seraient-ce les oniriques lieux de nos amours perdues?
Ecrit par : Didon | 21.01.2008
Les commentaires sont fermés.