La porte du soleil
Réalisateur : Yousry Nasrallah
Année : 2004
Sans doute, la participation au scénario d’Elias Khoury contribue au fait que le film se situe non seulement dans l’esprit du roman, mais emprunte aussi à sa structure fondée sur un flash-back, à partir d’une séquence initiale et récurrente. Dans une chambre d’hôpital, un homme d’une quarantaine d’années, Khalil, est au chevet d’un ancien " héros " de 1948, Younès, dans le coma, à l’agonie, un homme que Khalil considère comme un père.
Les deux premières heures racontent l’histoire de Younès, romanesque et tragique, terrible épopée dominée par la violence de l’armée juive qui oblige, quel qu’en soit le prix, les Palestiniens à l’exode, et qui ne tombe jamais dans l’académisme malgré le classicisme du récit. La deuxième partie est moins linéaire, plus heurtée, elle questionne un présent plus désespéré, celui de Khalil, avec quelques pointes didactiques par moments, mais l’oeuvre garde sa cohérence.La Porte du soleil est une belle fresque historique et politique sans les figures obligées du genre, mais avec un point de vue affirmé évitant le manichéisme, et de très beaux personnages, féminins en particulier.
Note : 11/10
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